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Sites de rencontres : les trois arnaques à éviter !

 

Chantages, extorsions, escroqueries sentimentales et aux placements financiers , sont les principales infractions ayant pour points de départ des contacts sur des sites et applications mobiles de rencontres. Les préjudices matériels et psychologiques de ces fraudes peuvent être importants. Dans certains cas, la promesse de relation sexuelle ou d’histoire d’amour peut tourner au drame.

La solitude peut pousser les personnes seules à s’inscrire sur un site ou une application mobile de rencontres. Mais attention : comme l’observent les gendarmes et les policiers, les prises de contact sur ces outils de mise en relation peuvent aboutir à des arnaques.

          1. Les Chantages ou extorsions après l’enregistrement de vidéos intimes.

Ces infractions, surnommées « sextorsions », sont surtout réalisées par l’intermédiaire des applications Adopte (ancienne AdopteUnMec) et Tinder, et s’adressent plutôt aux hommes.

Le malfaiteur, surnommé brouteur, publie un profil comportant des photos de femme qu’il a trouvées en ligne. Il fait mine d’être intéressé par une rencontre avec sa proie, et demande à échanger des messages sur une autre application. D’après certaines plaintes, les auteurs demandent à discuter sur Messenger et réclament aux victimes le nom de leur profil sur cette application liée à Facebook, afin de pouvoir les menacer de transmettre la vidéo à leurs amis sur le réseau social. Le malfaiteur étant introuvable sur Messenger, une conversation est nouée sur WhatsApp ou sur Hangouts. Sur un service de visio-conférence, comme Skype, la personne en lien avec la victime lui donne l’illusion de se dénuder et de se masturber. Son apparence est proche de celle de la jeune femme dont les photos ont été publiées sur l’application de rencontres. « Il s’agit d’une vidéo trouvée sur le Net ». La victime se filme à son tour. Cette vidéo intime est enregistrée à son insu. Peu après, « la pseudo-jeune femme se transforme en homme menaçant de diffuser la vidéo sur les réseaux sociaux, auprès des amis de la personne et sur YouTube, en l’absence de versement d’une rançon pouvant atteindre plusieurs milliers d’euros ».

L’arnaque repose sur la crainte de la victime d’une diffusion de sa vidéo. Elle fonctionne également sur le bluff. Souvent, le bandit envoie à la victime une capture d’écran de la vidéo sur YouTube, « mais il s’agit de son espace privé », pas du site public. Si par extraordinaire le fichier était diffusé sur la plateforme, il ne résisterait pas longtemps à la modération mise en œuvre, YouTube n’étant pas un site pornographique interdit aux mineurs.

« Les auteurs n’ont aucun état d’âme ». Cette arnaque « peut même fonctionner à triple bande. Le brouteur fait ses menaces de diffusion. Il adresse à la victime un faux message de YouTube prétendant que la vidéo a été publiée et exigeant une amende. Il lui envoie un faux message de policiers d’Interpol, demandant de nouveaux versements au prétexte de tracer les flux financiers et de retrouver les auteurs. »

          2. Les Escroqueries sentimentales.

Ces infractions s’adressent surtout aux femmes cherchant une histoire d’amour. « Il s’agit plutôt de femmes mûres, indiquant soit être seules depuis très longtemps, soit avoir subi une déception récente ». L’escroc utilise des photos d’un homme au physique avantageux. Il prétend devoir obtenir une somme d’argent, souvent pour pouvoir « débloquer un héritage »,et invite son interlocutrice à régler le montant. Un premier versement engendre d’autres demandes.

Afin d’accroître la confiance placée en lui, le malfaiteur peut organiser une conversation téléphonique.

Dans le cas des escroqueries sentimentales, un faux policier est susceptible de contacter la victime et de lui demander de verser des fonds.

Obtenir un remboursement auprès de sa banque est impossible, « les virements ayant été faits par la victime de manière volontaire ». 

          3. Les Escroqueries aux faux placements.

La gendarmerie et la police ont constaté en 2021 l’apparition de ces autres escroqueries. Menées sur Tinder ou Adopte, elles visent « principalement les femmes, qui ‘‘matchent’’ avec de prétendus traders ».

« À aucun moment il n’est question de rencontre, ce qui lève la suspicion des femmes. La personne se présente comme un bon ami, elle assure ne pas avoir besoin de travailler après avoir fait des placements, par exemple dans le bitcoin ou les NFT » (Non fungible tokens, jetons non fongibles). L’escroc « propose d’investir dans une plateforme de trading frauduleuse, proposant des rendements très élevés, par exemple à 20 % ». Des gains virtuels sont effectivement crédités au compte soi-disant ouvert sur la plateforme. Parfois même, « un virement est effectué sur le compte bancaire de la victime », pour faire miroiter des gains plus importants, mais il ne s’agit que d’une infime part des sommes déjà versées par la victime.

Ces fraudes sont plus sophistiquées que celles exposées plus haut, les escrocs devant créer des plateformes en ligne, mais elles peuvent aboutir à des préjudices financiers importants.

Bon à savoir : Il est important de déposer plainte. « On a tendance à penser que tous les auteurs sont installés en Afrique de l’ouest, de Côte d’Ivoire, du Sénégal ou du Mali. Beaucoup le sont, effectivement, mais certains opèrent en France. D’ailleurs, il y a eu une arrestation il y a quelques semaines dans le XIXe arrondissement de Paris ». Les auteurs peuvent tabler sur le fait qu’aucune plainte ne sera déposée et qu’ils resteront impunis.

Dans l’hypothèse où les auteurs se trouvent au-delà des frontières, les dénonciations peuvent donner lieu à des poursuites. « La coopération judiciaire s’améliore. Même si les plaintes n’aboutissent pas, au vu de leur nombre, les pouvoirs publics vont mettre plus de moyens pour traiter ces infractions et faire en sorte qu’il y ait davantage d’enquêteurs et de procureurs spécialisés ».

Faire une dénonciation peut également avoir des vertus psychologiques pour la victime.

 


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A propos de cet article dont la source est «dossierfamilial.com»

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